lundi 3 septembre 2012

Likons-nous les uns les autres


Comme si notre amour-propre dépendait d’un nombre de likages. Liké comme nous sommes  désormais, nous sommes enfin maîtres en nos royaumes. Chacun d’entre nous a la possibilité aujourd’hui de vouer un culte à sa propre personnalité, comme à celle des autres, et ce, sans que le talent prenne une place prépondérante. Génération du lol, nos idoles sont d’amusantes chimères éphémères. Et celui qui accède au statut désormais commun de « star » n’est qu’un produit d’une bonne conjoncture du réseau. La célébrité, c’est le réseau,  comme une boule gluante qui fait des bulles quelques part, les ravalant, pour faire des bulles autre part. Et nos personnalités sont balayées au gré des vents virtuels, et le monde réel, (le vrai ?), m’a parfois, à mon désarroi, des goûts d’écran.

Une phrase de ma correspondante sibérnétique Olesya Kudlay, résume bien la situation :

« Likons-nous les uns les autres »: 

Le like: le nouveau ciment social? le nouveau vecteur de vérité?

vendredi 10 août 2012


T’es où?

t as eu mes sms?

oui

je pars dans 10 ms

je préferre l'animal mort

moi aussi à mort
j 'ai faim

vive la mort

Fin de la conversation
Vu : 18:38

vendredi 10 février 2012

Henry Miller, Nexus, p.255.


« Je me fiche éperdument d’écrire pour le public. Ce que j’aimerais, ce serait écrire pour les fous…ou pour les anges. »


jeudi 12 janvier 2012

CHAONDE: la posture de l'Accueil.

LE CHAT/ONDE, et par dérivation l’onde de chat :

Chaos+ Monde : sorte de lieu transformatique où l’ordre du monde se mue dans le néant désordonné du chaos, et vice-versa.
Antiposture suggérée: la vie comme surgissement permanent et cyclique du monde à partir du chaos: la Création au coeur même du présent, dans chaque geste.
Le temps comme cercle et non comme ligne,
Etiquette suggérée: abandon de la Quête pour l' Accueil.

dimanche 1 janvier 2012

PLEXU'S FINAL


Paragraphe final : « La souffrance est inutile. Mais l’on doit souffrir avant de pouvoir comprendre qu’il en est ainsi. C’est alors seulement, de surcroît, que la vraie signification de la souffrance humaine devient claire. Au dernier moment désespéré-lorsqu’on ne peut plus souffrir !- quelque chose advient qui tient du miracle. La grande plaie ouverte qui drainait le sang de la vie se referme, l’organisme fleurit comme une rose. On est enfin « libre » et non pas « avec la nostalgie de la Russie » mais avec  la nostalgie de toujours plus de liberté, toujours plus de félicité. L’arbre de la vie est maintenu vivant non par les larmes mais par la certitude que la liberté est réelle et éternelle. »
 
Henry Miller
 

mardi 27 décembre 2011

Up side down


PATA/CAISSE ! OUARZAZATTE !
 
Longtemps, il a été possible de blottir les nuages, en se heurtant à la surface des gens , comme l’on caresse la clé qui ouvre la Porte enfermant les autres Portes ayant d’autres clés.
Désormais, il sera possible de choyer les gens comme l’on choiera soi-même,
Car, car, car, 
J’ai trop tourné la tête en-haut en oubliant en-bas, pensant qu’en-haut pouvait être atteint en oubliant en-bas ; alors que l’on peut trouver en-bas ce que l’on trouve en-haut et vice-versa. Les clés sont parfois rouillées, en métal, et rugueuses, d’autres fois, elles sont en or, en argent, bien polies…
 
Mais elles restent toutes des clés,
et le joyeux Manège infernal peut continuer.

dimanche 25 décembre 2011

Des êtres transparents


Plexus Henry Miller :
- p 662 : « Je crois que partout dans le monde, et dans les lieux les plus insoupçonnés (naturellement), il est des hommes- ou des dieux- pareils à cet être radieux. Ils ne sont pas énigmatiques, ils sont transparents. Il n’ y a en eux aucun mystère : ils sont perpétuellement « exposés ». Si nous en somes séparés, ce n’est que parce que nous ne pouvons accepter leur divine simplicité. » Des êtres illuminés »,  disons- nous , sans jamais demander par quoi ils sont illuminés. Etre embrasé d’esprit (qui est vie), irradier une joie éternelle, être serein au-dessus du chaos du monde et pourtant faire partie du monde, être humain, divinement humain, plus proche que n’importe quel frêre- d’où vient que nous n’aspirions pas à être ainsi ? »

vendredi 16 décembre 2011


Il n y a désormais maintenant a priori plus que le rêve!

Les arbes ont abattu leurs feuilles sur le sol,

A mesure de l’avancement de l’âge…



L’or des temples  aplati en grandes surfaces,

Les feuilles accueillent enfin,

le déploiement du vent,

Espace  fait désormais à l’entrée aérienne.



Dix mille souffles parcourent,

Sinueux et fiers,

Au travers des plaines

De souffre,


L’espoir enfin vaincu!

A présent dilapidé ce grand voile de poussière…

Douce la poussière !

Ravissante matière!

jeudi 15 décembre 2011

vendredi 2 décembre 2011

A propos du "dire"


ON demande souvent aux artistes ce qu’ils veulent dire avec leurs trucs bizarres et autres ziguiguiz, leurs cordes sautées, macérées dans du jus de viande de bœuf décédé en haut du pommier 1234, leurs accords de panio complètement délire, leurs saut en parachute construis en feuilles d’artichauts et j’en passe, comme si les zartistes au moment de le faire avaient déjà bille en tête de se référer à quelque chose, au lieu que ceux-ci agissent instinctivement, comme des zanimal. On peut certes trouver des « vouloir-dire » a posteriori, mais au cœur même du processus créatif se loge la bête à cornes qui fonce comme un chameau sans crier gare. A la racine existe donc aux yeux des zotres, le pubik, un hermétisme forcéné, dernier lieu de l’intimité tellement intime qu’elle en remonte peut-être aux cellules de son auteur… La « Dichtung », le « dire » sans  dire plus que ce « dire » lui-même. L’art peut et aura toujours une fonction dans la sphère du monde global, mais en tant que monde lui-même, il trouve en son sein une harmonie. Pour reprendre le titre de Koyré, c’est un monde clos ouvert sur un univers infini. Poil.

samedi 12 novembre 2011

Star system

 
R-evve ; Désormais  « star de la msique électronique », je rejoins mes copains du roller quelque part dans une ville sud américaine, au départ je roulais tout seul, et à un moment j'étais devant une cité brésilienne avec des jeux et une ambiance très béton, avec des enfants gitans qui attendaient avec anxiété qu'un de leur copain dealer vienne faire la loi. Je repéra un super spot de roller sur le coup. Puis sentant le danger, je m'éloigna, et par hasard, tomba sur mes copains du roller, qui en masse se jeter sur des barres de fers. J'étais heureux de les retrouver. Un d'eux se jeta sur une barre de fer et la loupa et fit une galipette dangereuse mais rien au final ouf. Une sorte de compétition en fait se déroule. Je leur dis que j'ai vu un superbe spot devant la cité des enfants gitans brésiliens : un truc ou tu roules sur un petit muret pour te laisseer tomber en back royale sur un muret 1m50 plus bas de façon furtive. J'essaye le trick, motivé par leur présence. Au 2 ème essai, je tombe sur un lit, où je crois qu'il y a personne mais en fait c'est un lit une place avec dedans Marie Darrieussec qui dort à poings fermés, toute mignonne enfouie dans le méli mélo mignon des draps. On est dans son appart design en fait, avec vue sur la méditerraéne, pas loin de Montpellier. Le temps est resplendissant, et tous les fidèles de Marie Darrieusec vont bientôt faire come elle, c'est à dire dormir car elle se traite la mélancolie par le sommeil, alors tous les fidèles dorment, et Marie Darrieusec se lève et descend par un petit chemin une colline en Inde, peinte en Bleu-Noir, a le visage d'une Bouddha et les tibétains lui font sonner les cloches et elle avance les yeux fermés avec une mini sourire elle est sanctifiée. Elle a vraiment eu raison de faire dodo.

vendredi 11 novembre 2011

Gargouillis

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Gargouille posée sur le roche sanctifiée,

Qui médite à s'envoler avec les autres gargouilles,

Noires des poussières d'activité.

L'aurore s'élève sur la ville,

Et les gargouillent songent encore à la nuit :



« Ce ciel bleu ne laisse pas de place au doute ». Arrive alors l'oiseau de feu qui leur dit : « Hey yo les gargouilles ! Allez venez quoi shit! S'agit juste d'abandonner votre délicieuse introspection noircisseuse, d'oublier votre douleur exquise, pour sourire les choses sans prise de tête yo ! Si vous pensez que la densité de la life se trouve dans la mortification, c'est que vous prenez le trois pour le nombre fuck ! »





N'est ce pas plus profond d'être léger/froushi quand on sait que l'on pourrait être lourd/prochtopouf yo ?! »

Ouais.




mercredi 2 novembre 2011

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Amour, ne t'attendrai pas, la vie est trop courte merde au cul !
Préfère courir tranquillement, pêcher le poisson, siroter elixirs et poisons, déguster pêches et escargots, truites au miel, figues d'Ecosse, pêches plus mûres, escargots refroidis, disques au canard, tranches de pinguin, bouillie de boulons, boules d'espadon, boulgour d'édredon.

Amour, non ne vais pas t'attendre comme un nigaudard.
préfèrre les buissons, qui font les bois, qui s'assemblent en Forêts, en grandes Forêts, pleines de boulots, de chênes verts, de chênes lièges, de platanes, de tramontanes, de rapides, de rivières, de ruisseaux, de Rousseau, de pierres, de roches, de rochers, de cailloux, tout argent, métalliques, bien polis, et rugueux, biens secrets, tout discrets.

Qu'ils murmurrent et sussurent, un Amour, certes encore,
Tout petit, cet Amour, loin de la chambre, qui appartient à l'appartement, qui est dans l'immeuble, qui est dans le quartier, le quartier de la ville, de la grande Ville, du pays, petit Pays, Grand pays, du Continent, de la Terre, de la Terre...

Entouré d'Amour, fourré à l'Amour, aux quatre coins.

Amour, ne t'attendrai pas, car tu es partout...

vendredi 21 octobre 2011

RECHERCHE !


Bourraffes étonnantes, rayons subreptices, ombres salvatrices, chaleurs torrides et brèves, odeurs ténues et exquises, nuages qui bougent, fêtes de plein air aux mille vierges, tournois de badminton dans campagne anglaise, 
POUR RENOUVELLEMENT INTEGRAL DE LA COQUILLETTE.
Joignable à toute heure sur  sa Grosse Myrtille.
 

mercredi 19 octobre 2011

lundi 17 octobre 2011

dimanche 16 octobre 2011

L'emmurement prismatique de l'ego.


Extrait de "Sexus", Henry Miller, p307, éd. Livre de Poche:

Dans un monde si assoifé d’amour, il n’est pas étonnnant qu’hommes et femmes se laissent aveugler par le scintillement charmeur des reflets de l’ego. Etonnez-vous, après cela, que l’on convoque le revolver en dernier ressort ; que les roues du métro , si elles broient le corps et le débitent en morceaux, n’arrivent pas à précipiter l’élixir d’amour, dans le prisme de l’égocentrisme, la victime sans défense se trouve emmurée par la lumière qu’elle réfracte. L’ego meurt, prisonnier de sa cage de verre…

mardi 11 octobre 2011