mardi 16 août 2011

Pause Mars en attendant la TER



J’ai arrêté mon temps,
Sur le rocher,
J’ai regardé la Chose, ai bu la Chose,
Et voulait ce truc si simple, encore, si simple et riche en
Calme.

mardi 2 août 2011

Pourquoi la musique?


C’était en 2000 à Isola 2000...
Un soir d’hiver, près d’un feu cosy-cosy.. Alors que ma défunte épouse était partie je ne sais où couper de sauvages orties pour le souper, je m’assoupie sans crier gare dans un sommeil si profond, que je ne pusse m’empêcher d’aller voir ailleurs…
 Poussé par un désir d’aventure si violent, je m’enfouissa en Creuse, sans un louis en poche. Arrivé le Soir, je me mis à penser que peut-être, n’ayant mangé que des pousses de bambou avant de partir, j’avais grand faim…
 Je me mis donc en chasse du plus succulent des graillons, sur ce plateau aride, balayé par les tornades et autres tourbillonllons démoniques, peuplé de pieuvres aux tentacules inombrables, de girafe à cou court, mais surtout de mouches luisantes et lancinantes, gluantes, récalcitrantes, partisanes d’une anarchie du règne, poussé au dernier degré. Soudain, je vis une chose longue et sombre posée par terre, par miracle…
 Le premier concept qui me vint à l’esprit fusse que ce fusse un serpent à sornette, animal dont la chair juteuse à souhait régale les papilles de quiconque crève la dalle sa race. Je tendis la main alors, tout tremblant d’une joie Like A Virgin, pour saisir mon Graal protéique. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me rendis compte que ce que j’avais entre les mains n’était rien d’autre qu’une flute à bec modèle enfant, aux petits trous si mignons, si serrés entre eux que je ne pute pas ajuster correctement mon jeu qui, entre nous, en étonna plus d’une les jours antécédents.
Il n’empêche, et c’est là où je veux en venir , qu’à peine je soufflites dans le bec que sortint un son cristallinou à réveiller mon épousse, qui , malheureusement, ne revint jamais…
Depuis, et ce sera la conclusion de la séance d’aujourd’hui, je cherche désespérément au moyen de cette floute à ranimer son souvenir,
INALTERABLE, IRRATRAPABLE, IRREVERSIBLE, INASSOUVISSABLE, IFACTOULIGIBLILE…
Chère Pousse de Femme, si tu m’entends, du haut de ton nuage d’algodon, mon album n’est seulement qu’un cri de désespoir poussé à ton encontre, n’est seulement qu’un grapin lancé à ton égard pour te pécho ta peau ! pour que tu ramènes ta gueule ici-bas !
Et ce, dans le but clairement défini de te cuire des légumes et de me masser les mains, afin de vivre enfin en symbiose pour des pluies de siècles,
Et aussi, et ce sera mon dernier mot, chers confrères, afin que que je pouisse réaliser mon rêve : un solo de flute à bec de 24h sans pause, les pieds reposant sur des clous, dans un sona chauffé à blanc, le vague à l’âme, de troublants souvenirs pour toiles de fond, quelques ciels semés de part et d’autre, encastrés dans ces montagnes absentes, seulement imaginées, en tout bien tout honneur.
Mais rien de bien foufou, en tout cas.