samedi 19 février 2011


Prendre une feuille, retourner la feuille, se servir une bonne boîte d’eau déminéralisée. Survivre un peu. Reprendre du temps. Allumer un cierge. Résoudre l’énigme. Farcir le poulet. Désengorger le gange. Manger les abricots. Arroser ça. Surmener la table, la farcir, la rôtir, l’enregistrer,. Puis s’allonger relax, tranquilou bilou. Magnifier sa propre présence, sécréter ses substances. Sallir les drapés antiques, caresser les moustiques, dans le sens du poil, dans le sens de la marche. Dormir un peu, saliver d’aise de ne rien foutre, de ne pas jouer au foot. Puis se réveiller hagard, relire ses parchemins, ses chemins de traverse qui arrivent au chemin le plus mieux, le plus rectiligne, qui va tout droit. Et voilà, on y est ! Le chemin, la voie !  Alors on marche, on crache un peu, on arrache des feuilles et on fait du bruit avec, on écoute rien, on avance, un peu en transe. Et les moutons ne sont pas derrière. Et les croutons, et les croutons. ..
On salive de vivre, là- bas y’a de l’eau, un peu beaucoup ? La terre est plate et tu vas au bout ; tu arrives, tu atteins la rive, y’a de l’eau, beaucoup en fait, très calme, très bleue. Un journal traîne par terre, avec des lettres politiques. Mais les poissons t’attendent, n’attendent que toi, et les sirènes aussi, ces belles salopes de la mer, qui te chantent à tue-tête, qui psamoldient leur passion pour tuer ta tête. Alors le monde tu t’en fous. Tu l’éclates le monde, tu le broies dans ta main et tu refais un truc bizarre un peu plus vrai, entre le monde et le chaos : un CHAONDE. Un truc où parfois ça colle et parfois non.